Analyse UFAPEC février 2018 par F. Baie

02.18/ Les youtubeurs : impact identitaire et communautaire sur les adolescents ?

Introduction

C’est un fait, nous passons énormément de temps sur You Tube. En effet, YouTube a battu un nouveau record en attirant depuis peu un milliard et demi de visiteurs uniques par mois ! En d'autres termes, cela signifie qu'1 personne sur 5 sur terre visite le site web de vidéos au moins une fois par mois. YouTube constate par ailleurs que les utilisateurs se connectent majoritairement via des appareils mobiles (smartphone/tablette) durant en moyenne 60 minutes (!) par jour  [1]. You Tube est donc devenu un véritable phénomène de société !  En France, c'est en 2010 que le phénomène YouTube commence à exploser. Depuis mai 2016, un nouveau mot est même entré dans le Petit Robert : Youtubeur  [2].  Ce sont surtout les adolescents qui suivent avec intérêt leurs youtubeurs favoris, car ils sont devenus leurs idoles.  YouTube est l'un des médias préférés des jeunes. Alors forcément, les youtubers les plus appréciés deviennent vite des stars, parfois au même titre que les plus grands acteurs  [3] .

Nos enfants passent beaucoup de temps à regarder ces nouvelles stars du web. Mais qui sont au juste ces youtubeurs et quels sont leurs sujets de prédilection ? Pourquoi sont-ils aussi populaires auprès des jeunes ? Ces nouvelles icônes du Net ont-elles un impact identitaire et communautaire sur les adolescents ? Ces derniers participent-ils à la construction de la personnalité du jeune et des rapports sociaux qu’il entretient ? Les adolescents sont-ils influencés par ces youtubeurs ou, au contraire, critiques par rapport aux stratégies de marketing qui se cachent derrière cet outil ? Dans notre société en perpétuelle évolution, You Tube représente-t-il aussi une source d’apprentissage pour nos jeunes en devenir ? 

Qui sont les youtubeurs ?

Vous avez certainement déjà entendu dans la bouche de vos enfants les noms de « Gui-Home », « Norman », « Squeezie », « Kemar », « Amixem », « Natoo », « Mc Fly et Carlito », « Mister V », « Cyprien », « Brice Duan », « Safia Vendôme », « Jimmy Labeeu »,  « Aziatomik », « Clara Marz », « Florian Nguyen », « Le rire jaune », « Perfect Honesty », « Enjoy Phoenix », « Horia », « Kevin Razy », « L’atelier de Roxane », « Le monde à l’envers », etc. Chacun de ces youtubeurs a son style. Certains font rire, d’autres mettent en scène les malheurs de la vie, créent des « podcast » [4] divertissants pour faire réagir leurs abonnés, donnent leurs avis sur des films et sur des sujets de société, partagent des contenus plus sérieux, des infos sur le look, la mode ou des conseils beauté. D’autres encore expliquent des recettes de cuisine, décrivent le quotidien des jeunes de leur âge de manière décalée, réalisent des sketches et racontent des anecdotes sur la vie de tous les jours, ou donnent leurs appréciations sur les nouvelles technologies en tant qu’utilisateurs avertis. Et puis, il y a ceux comme Hugo André, qui décident de répondre à des questions idiotes que l’on se pose tout bas sans se l’avouer : Pourquoi a-t-on des cheveux ? Combien gagne un SDF en une journée de manche ? Pourquoi dit-on « Allô » en décrochant le téléphone ?  [5]

La plupart des youtubeurs sont jeunes. Les youtubeurs ont en moyenne 25 ans, créent des communautés qui ont plusieurs millions de fans et d’abonnés et leur notoriété est grandissante [6]. Beaucoup de youtubeurs ont pourtant commencé en bas de l’échelle, en créant de petites vidéos dans leur chambre avec les moyens du bord et leurs propres codes. C’est l’école de la débrouille ! Autodidactes, ils se sont faits tout seuls et gagnent, pour certains[7], très bien leur vie, car ils récoltent énormément de « vues »[8] et donc aussi énormément d’argent. Les médias et les publicitaires les sollicitent d’ailleurs pour leur notoriété et les messages qu’ils pourraient faire passer auprès des jeunes, car ce sont de véritables « influenceurs ».

Certains youtubeurs se produisent également sur scène, au théâtre et aussi dans de grandes salles. Ils s’associent et font le show. C’est le cas notamment du « Woop gang »[9]. On frôle souvent l’hystérie collective face à ces nouvelles idoles qui provoquent les évanouissements, les cris et les larmes auprès des jeunes tout comme Claude François, les Beatles ou autres « chanteurs yéyé »[10] des années ‘60-‘70 les récoltaient.

L’engouement que suscitent les youtubers, de par leur audience et leur notoriété, génère une économie florissante à laquelle les médias, les marques, le monde de l’audiovisuel et du show business s’intéressent de très près   [11]. Certaines publicités sont placées avant et pendant les vidéos. Les youtubeurs font la critique de certains produits et mettent certains de ceux-ci sur le devant de la scène en vantant leur performance. Pourtant, les youtubeurs se disent complètement indépendants par rapport au choix des produits à promotionner et aux marques qui les sollicitent. Est-ce la vérité, ne sont-ils pas eux aussi influencés ? Quoiqu’il en soit, ils ont un succès époustouflant auprès des jeunes parce qu’ils parlent de sujets qui les passionnent probablement…

Les sujets de prédilection

Les youtubeurs font de l’humour souvent décalé et abordent avec dérision des thèmes de société qui font mouche.  Les sources d’inspiration des Youtubers comiques :

  • Le monde adulte que l’on intègre à reculons (cf le sketch de Norman ‘’La crise des 25 ans quand on n’a plus droit à la carte des 12-25 ans’’)
  • La régression et le regard attendri sur l’enfance que l’on n’a pas envie de quitter.
  • Les relations avec les filles et la drague.
  • Le regard porté sur la consommation, la publicité, les marques, la technologie.
  • Et le quotidien qui cartonne chez les ados en traitant pêle-mêle des fêtes, des cuites, du collège/lycée… Ou bien, les défis donnés par les internautes aux youtubers (combien faut-il manger de Mon Chéri pour être positif à l’éthylotest ? / Peut-on manger un McDo chez Quick et inversement ?)
  • Les Youtubeurs se nourrissent aussi de la multitude de contenus qui circulent sur les réseaux sociaux … Et font écho aux commentaires, like de leurs fans.[12].

Pour Monique Dagnaud, sociologue et directrice de recherche au CNRS, Ce qui cartonne, c’est la rigolade sur le monde adulte qu’on intègre à reculons en n’arrivant pas à le prendre au sérieux, et encore moins à se prendre soi-même au sérieux. Ce qui cartonne, c’est l’ironie sur la grande roue de la consommation, les trucs de la publicité, les cartes de fidélité et les gadgets pour tenir le client en laisse et l’observation sidérée de sa propre aliénation à tout ce bazar…[13]. Mais n’y a-t-il parfois pas une certaine contradiction entre les messages des youtubeurs qui se veulent être critiques envers notre société de consommation et les pratiques et chiffres d’affaire qu’ils se font ? « Norman » est fortuné, tant il a des abonnés et de vues à son actif.  En 5 ans, Norman est passé à un milliard de vues !  [14].

Pour plaire aux jeunes, ne faut-il pas paraître jeune, cool et authentique ? Quand on est youtubeur, l’image est donc importante si on veut garder son public, ses fans et devenir en quelque sorte un « nouveau gourou ». Sur le site des « Youtube Creators »[15], quelques conseils sont adressés aux nouveaux youtubeurs : « Soyez authentique avec votre audience » ; « Partagez l’histoire de votre chaîne et votre credo » ; « Développez des rituels propres à votre chaîne » ; « Soyez un leader malin et responsable ».

Impact identitaire

Témoignage de Juliette 22 ans : Les youtubeurs parlent comme nous, sans chichis. C’est cela qui me plaît ! Ils nous ressemblent , nous font rire… En les regardant, on a l’impression d’être avec nos amis.

Pour construire son identité, l’adolescent s’imprègne de son environnement : l’école, sa famille, ses proches, ses amis, ses contacts sociaux, ses idoles... Il a besoin également pour se construire et devenir un acteur social « bien dans sa tête et dans ses baskets » de passer par des phases d’identification et d’opposition. Selon l’axe relationnel, l’identité de l’acteur se construit face à une définition de soi venue de l’extérieur. Elle s’établit selon des rapports réciproques d’identifications, de différenciations ou d’oppositions avec d’autres identités[16].

Est-ce, dès lors, un pur hasard si les jeunes ont envie de s’identifier et être proches des youtubeurs ? Ces derniers auraient-ils réfléchi à la force du processus d’identification ? Dans un article du journal Le Monde, la journaliste Pascale Krémer explique que les youtubeurs, ces nouvelles stars, doivent avoir l’air de jeunes normaux pour pouvoir plaire aux adolescents. Ces créateurs fédèrent une communauté qui vieillit avec eux et à laquelle ils s’adressent sans intermédiaire. Ils créent et cultivent jour après jour une proximité en répondant directement aux interpellations de leurs groupies sur les réseaux sociaux[17]..C’est sans doute, parce que les youtubeurs parlent aux jeunes, sans langue de bois, de leurs émotions et de ce qu’ils expérimentent comme s’ils le racontaient à leurs sœurs, leurs frères ou à leurs amis qu’ils ont à ce point la cote. C’est en racontant le harcèlement qu’elle a subi à l’école pendant un an que Marie Lopez alias Enjoy Phoenix, une youtubeuse, a commencé à poster des vidéos sur You Tube. En touchant par l’émotion, ensuite par l’humour, l’idole des jeunes filles fait maintenant mouche avec ses conseils beauté[18].

Le fait que la plupart des youtubeurs se construisent eux-mêmes en faisant des vidéos dans leur chambre participent à cette identification. Partir de rien et récolter petit à petit le succès de leur humour potache, « ça le fait ! ». « Nous en sommes donc tous capables ! ». Cette ascension sociale croissante plaît aux jeunes et traduit un certain message d’espoir. Mais attention au paradoxe : le but de tout youtubeur est d’avoir de plus en plus d’audience, d’entretenir son réseau, de gagner des vues (et donc de l’argent), sans pour autant donner l’impression d’avoir la grosse tête ! Ce difficile équilibre n’est-il pourtant pas impérativement nécessaire pour garder son public ? 

Pour Pascale Krémer: Ces stars ne doivent surtout pas en avoir l’air. Elles fuient les discussions sur leurs émoluments. A tout prix, rester aux yeux du public des « jeunes normaux », parfois encore lycéens ou étudiants, qui s’enregistrent dans la maison parentale et manient la dérision par rapport au « système ». Des créateurs exempts de toute stratégie marketing, libres et authentiques. C’est à ce prix qu’opère l’identification[19].

Le fait que les parents ne comprennent pas toujours très bien l’humour décalé des youtubeurs renforcent leur popularité et l’identification qui en suit. Evidemment, développer un univers totalement abscons pour la génération parentale ne nuit pas à leur popularité auprès des jeunes [20], explique encore Pascale Krémer.

Les youtubeurs permettent, certes, à certains jeunes de se délasser, mais permettent-ils également d’apprendre des choses et de se construire d’un point de vue personnel ? Cet enjeu d’apprentissage n’est-il pas de taille pour des futurs adultes ?

Témoignage de Sébastien et de Kilian (16 ans) : Nous regardons des youtubeurs qui nous expliquent comment ils jouent à des jeux vidéo. On les voit jouer et commenter leurs parties.

Quand nous demandons à Sébastien et Kilian combien de temps ils passent devant leur écran à regarder des youtubeurs qui commentent leurs parties de jeux vidéo, ils nous répondent : Facilement, 1h30 -2h !

En tant que parents, nous pouvons nous interroger sur ce qui les intéresse là-dedans, si ce n’est pas futile ou une perte de temps ?  Et si grâce à cela, les jeunes amélioreraient leurs capacités à jouer en réseaux et leurs échanges sociaux ?

Témoignage de Camille (11 ans) :  Durant les vacances, j’ai regardé « l’atelier de Roxane » [21] et j’ai fait beaucoup de gâteaux, de cookies et des recettes que je ne connaissais pas.

Certains adolescents apprennent des recettes, d’autres apprennent à réparer des outils ou des produits qui ne fonctionnent plus… D’autres encore sont tellement dans l’identification et dans l’amusement qu’ils veulent faire comme les youtubeurs. Ils se filment avec leurs amis et réalisent de petites vidéos comiques ou explicatives en testant parfois des produits, des recettes ou en racontant leur vie devant la caméra de leur ordinateur ou de leur smartphone. Certains trouveront cette démarche futile ou superficielle, d’autres la trouveront créative, utile, originale, fantaisiste, actuelle et surtout source de nombreux apprentissages. Créer un petit scénario, le faire en duo ou en groupe, ne participe-t-il pas à l’édification de son identité ? Se prendre pour un youtubeur, c’est peut-être aussi une manière de mettre en avant ses perceptions et ses relations avec les autres ?  

Au Collège du Biéreau de Louvain-la-Neuve [22], deux jeunes stagiaires ont compris combien les vidéos du style « You Tube » pouvaient plaire aux jeunes et ont proposé aux élèves de 6e primaire de réaliser une vidéo à la manière de l’émission « C’est pas sorcier »[23] sur le système solaire[24]. Utiliser ce qui plaît et ce qui parle aux enfants pour leur faciliter les apprentissages est loin d’être idiot. La pédagogie par projet a déjà fait ses preuves. Les pédagogues ne devraient-ils pas en être plus conscients ?

Mais You Tube est également critiqué : C’est un canal de diffusion médiatique avec des chaines, des vidéos à majorité abrutissantes, parmi lesquelles on trouve de belles pépites, des abonnements, des publicités, des contenus payants, des youtubers qui finissent par former des castes sans s’en rendre compte, des publireportages dissimulés par des vidéastes à l’éthique discutable. Bref : ça ressemble beaucoup à la télé ou à la presse[25].

Appartenance communautaire

Certains ne considèrent pas You Tube comme faisant partie des « réseaux sociaux ». D’autres, au contraire, se rapprochent de plus en plus de cette idée. Dominique Cardon, sociologue au laboratoire ‘Sense’ d’Orange Labs, a résumé l’état de la recherche actuelle sur les réseaux sociaux et fait référence à l’enquête de la chercheuse Patricia Lange[26] qui montre que YouTube n’est pas un simple système de diffusion de vidéos comparable à un média traditionnel. Cette étude montre qu’il existe bien d’autres usages de Youtube que la seule recherche d’audience. Ainsi, sur la plateforme publique de YouTube est-il possible d’observer un ensemble de pratiques privées. Certains utilisateurs cherchent à être très populaires en ayant beaucoup d’amis et de commentateurs. Mais il existe aussi un ensemble de pratiques relationnelles beaucoup plus ciblées, permettant d’échanger des vidéos entre personnes se connaissant dans la vraie vie, ayant produit ensemble ou partagé ensemble l’événement qui a été filmé, ou partageant une communauté de goût spécifique[27].

Qu’il soit considéré comme « réseau social » ou non, Youtube développe, c’est sûr, des communautés. L’identité communautaire se base surtout sur la « conscience de communauté » existante, qui encourage l’imitation entre ses membres et facilite en même temps l’identification [28]. Le rapport entre les youtubeurs et leurs fans est très direct. L’ensemble des abonnés s’appelle une communauté. Cette communauté agit en permanence sur les réseaux sociaux. Les youtubeurs doivent déployer beaucoup d’énergie pour fidéliser leur communauté. Ils peuvent le faire dans la vie de tous les jours ou sur internet. Certains se baladent en ville et se font photographier avec leurs fans. Ils appellent cela les « selfies bisous » ! D’autres, comme Horia, organisent régulièrement des « meet-up »[29] pour rencontrer en direct leurs abonnés.

Les youtubeurs, grâce à leurs communautés, seraient-ils aussi des facilitateurs des rapports sociaux entre jeunes ? Dans les faits, malgré la diversité potentielle des ressources et des cultures en ligne, ce sont les relations entre pairs – les semblables – qui prédominent sur Internet. Cela se manifeste entre autres à travers les communautés en ligne [30].

Pour Alexandre Malsch [31], créateur de Melty, les youtubers maîtrisent parfaitement tous les canaux de diffusion du net. Ce ne sont plus des Youtubers mais des SocialTubeurs, résume-t-il. Des talents sociaux. Ils postent des mini-vidéos sur Instagram ou Vine, des stories (histoires courtes à épisodes qui s’effacent) sur Snapchat, ils discutent et annoncent leurs événements sur Twitter, qui est leur courrier des lecteurs. Ils font de Facebook le siège social de leur mini-entreprise. Tous ces réseaux sociaux, ce sont autant d’accès directs à leur public. [32] Les abonnés ont alors un sentiment d’appartenance à une communauté. Ils partagent leurs impressions et constatent qu’ils ont aussi de nombreuses choses en commun avec les autres abonnés. Ils ont aussi le sentiment d’être entendus puisqu’ils peuvent émettre des commentaires et voir que leurs avis comptent car les vidéos changent et évoluent en fonction d’eux.

Enfin, ces sketchs constituent presque des productions communautaires, tant leurs auteurs adaptent et retravaillent leurs textes en suivant les centaines de commentaires des internautes et le nombre de likes. Les humeurs qui traversent ces vidéos sont en germe depuis plusieurs années : mais captés par des scénettes incisives, ces traits générationnels apparaissent dans tout leur éclat  [33], explique encore la sociologue Monique Dagnaud.

Conclusion

Le phénomène « You Tube » est un phénomène de société. De nombreux adolescents sont véritablement accros et guettent les nouvelles vidéos que les youtubeurs viennent à peine de diffuser. Même si, pour certains, You Tube peut être perçu comme une perte de temps et représenter un danger potentiel au niveau de la consommation (publicité), nous avons vu aussi que cet outil, s’il est bien utilisé, peut être source d’apprentissage, d’échanges sociaux et de délassement. Nos adolescents n’ont-ils pas besoin de tout cela ?

Nous venons de voir aussi combien les youtubeurs peuvent être des influenceurs auprès des jeunes. Le processus d’identification est un processus naturel dans la construction de l’identité personnelle. Beaucoup de jeunes auront envie de suivre et de ressembler à ces nouvelles stars des réseaux sociaux, mais aussi de partager des commentaires pour faire partie de « la communauté » que le youtubeur aura créée.

Etre conscient des influences et impacts de « youtube » sur la construction de notre identité et de nos contacts sociaux semble nécessaire à tout futur adulte.

Aujourd’hui, que cela soit en famille ou à l’école, prendre du recul et examiner les atouts et inconvénients d’un nouvel outil de communication est fondamental.

 C’est pour cette raison que l’UFAPEC, notamment dans son dernier mémorandum (2014), insiste sur le fait d’amener à la conscience de chaque élève la question de ses usages et responsabilités sur les médias en réseaux. Qu’il puisse développer ses compétences tant dans leurs dimensions techniques qu’informationnelles et sociales et ce en pratiquant des activités de lecture, d’écriture, de navigation et d’organisation des différents médias. Mais aussi de former les enseignants, tant dans la formation initiale que continuée, à l’éducation aux médias qui ne se limite pas à l’usage des techniques de l’information et de la communication (TIC) et à l’enseignement assisté par ordinateur [34].

Notre société a besoin, pour aujourd’hui comme pour demain, d’adultes critiques bien informés, ouverts, et non craintifs face aux nouveaux outils de communication et aux nouvelles explorations numériques.

 

France Baie

 


[3] https://laruche.wizbii.com/youtubers-preferent-jeunes/ - lien vérifié le 9 janvier 2018

[4] Un podcast est une  émission produite de manière indépendante, souvent par des passionnés. Le ton convivial et unique de ces émissions plonge l’auditeur au coeur de conversations qu’ils pourraient avoir avec leurs amis autour d’un café, loin du ton rigide et distants des journalistes traditionnels  - http://frenchspin.fr/quest-ce-quun-podcast/ -  lien vérifié le 9 janvier 2018

[5] https://laruche.wizbii.com/youtubers-preferent-jeunes/ - lien vérifié le 9 janvier 2018

[7] Squeezie gagnerait 44.763 euros net par mois - https://www.presse-citron.net/10-francais-qui-gagnent-plus-dargent-que-vous-grace-a-youtube/ - lien vérifié le 16 janvier 2018

[8] Les vues YouTube indiquent le nombre de visionnages d'une vidéo. Elles constituent un indicateur important pour mesurer sa popularité générale - https://support.google.com/youtube/answer/2991785?hl=fr – lien vérifié le 11 janvier 2018

[9]Le Woop Gang est un collectif d’humoristes créé en 2014 qui a atteint aujourd’hui plus d’un million d’abonnés en un temps record (c’est d’ailleurs fièrement qu’ils exposent leur plaque Youtube spécial « un million d’abonnés » sur leurs réseaux sociaux). Ce groupe, composé de sept artistes dont Jérémie Dethelot, Youssoupha Diaby, Hugo Tout Seul, Mike Kenli, Malcolm To The World, Hakim Jemili et Mister V, mêle humour, musique et problèmes quotidiens a travers de courtes vidéos de 5 minutes illustrés sous forme de notice. Victimes de leur succès, ils ont du passer du Paname Art Café (petit bar parisien) aux grandes salles de France - http://www.africanmoove.com/afrobuzz/woop-gang/ - lien vérifié le 16 janvier 2018.

[10] https://fr.wikipedia.org/wiki/Y%C3%A9y%C3%A9 – lien vérifié le 16 janvier 2018

[14] Documentaire, Les youtubers expliqués aux parents, magazine diffusé sur la Deux, mardi 28 novembre 2017, 20h35, 1h35 minutes

[16] Haissat Sébastien « La notion d’identité personnelle en sociologie. Analyse de la construction identitaire à partir du processus d’engagement » - Revue Interrogations – Revue pluridisciplinaire des sciences humaines et sociales – déc. 2006 - http://www.revue-interrogations.org/La-notion-d-identite-personnelle - lien vérifié le 10 janvier 2018

[18] Documentaire, Les youtubers expliqués aux parents, magazine diffusé sur la Deux, mardi 28 novembre 2017, 20h35, 1h35 minutes

[20] Idem.

[21] Roxane est une youtubeuse qui explique des recettes à sa communauté.

[22] http://www.biereau.be/presentation.php - lien vérifié le 16 janvier 2018.

[23] https://www.youtube.com/watch?v=I7cajVnzm8k – lien vérifié le 16 janvier 2018.

[24] https://www.youtube.com/watch?v=hJ4HwIIbv2c – lien vérifié le 28 janvier 2018.

[29] Meet-up, anglicisme venant de to meet up (faire connaissance), est une soirée de réseautage social, centrée, pour les participants, sur un ou plusieurs centres d'intérêt communs - https://fr.wikipedia.org/wiki/Meet-up -lien vérifié le 11 janvier 2018.

[31] Alexandre Malsch, est un entrepreneur français, cofondateur et directeur général du groupe média meltygroup. https://fr.wikipedia.org/wiki/Alexandre_Malsch - lien vérifié le 9 janvier 2018.

Vous désirez recevoir nos lettres d'information ?

Inscrivez-vous !