Analyse UFAPEC novembre 2017 par JPh. Schmidt

22.17/ Les dérives d'une société de consommation, peut-on en sortir ?

La société de consommation a privilégié l’avoir au détriment de l’être.

Jacques Delors

Introduction

La dernière voiture, le dernier smartphone, le dernier parfum d’une grande maison, la dernière veste de telle boutique à la mode, la société de consommation envahit nos chaumières depuis des décennies. Notre société moderne semble s’accomplir dans cette soif effrénée de produire et de consommer et, ce pour le plus grand bonheur de tous. « Pour sauver l’économie, il faut acheter, acheter n’importe quoi » partageait Dwight D. Eisenhower, 34e président des USA. Ce bonheur « d’avoir » peut-il nous faire perdre notre libre-arbitre ? Ne sommes-nous pas devenus des robots formatés par le pouvoir mis en place afin de faire tourner une économie à laquelle nous participons. Mais cette société de consommation n’a-t-elle pas atteint ses limites ? L’épanouissement d’une société et de ses citoyens s’inscrit-il dans ce domaine ? N’y a-t-il pas moyen d’agir autrement ? La crainte de matérialité exacerbée, d’accroissement des inégalités et d’une culture « mondialisée » plane sur notre quotidien. Trois chansons rythmeront cette analyse. Après une définition courte de ce qu’est une société de consommation et de ses origines, nous découvrirons une dérive de ce modèle. Pour terminer, nous verrons en quoi des solutions à l’éducation à la consommation peuvent, peut-être, remettre l’humain au centre du processus et, ce, dès le plus jeune âge.

Evolution de la société de consommation

La consommation se définit comme « l’acte de consommer, de faire usage de quelque chose »[1]. La société de consommation se définit quant à elle comme une « société d’un pays industriel avancé où l’économie, pour fonctionner, s’efforce de créer sans cesse de nouveaux besoins et où les jouissances de la consommation sont érigées en impératif au détriment de tout exigence humaine d’un autre ordre » [2]. N’est-il pas réducteur de limiter la définition à acheter et user un produit ? De nouvelles théories montrent que la « consommation est considérée comme un élément qui participe à la construction des identités et à la production de plaisir, de sensations et d’émotions, en plus d’être un phénomène mondial dont on doit tenir compte pour analyser la société actuelle tant au niveau économique que politique »[3].

Déjà, en 1956, Boris Vian sort la chanson « La complainte du progrès »[4]. Nous sommes durant la période des Trente glorieuses[5], période s’étalant de 1946 à 1975. Le niveau de vie des ménages est en forte hausse. De nouveaux objets apparaissent, les foyers s’équipent. Se développe donc une nouvelle société de consommation. La société de consommation est définie comme étant un « type de société où le système économique pousse à consommer et suscite des besoins dans les secteurs qui lui sont profitables » [6]. "Consommer, c’était d’abord satisfaire ses besoins primaires en achetant de la nourriture, un logement etc. mais au fur et à mesure, les entreprises, ont réussi à créer des besoins et des désirs infinis qui ont engendré le terme de société de consommation."[7]

Après la guerre, les gens se délectent de nouveaux appareils.


Extrait de la chanson "La complainte du progrès" de Boris Vian[8]
 

Un frigidaire, un joli scooter, un atomixer, Et du Dunlopillo

Une cuisinière, avec un four en verre

Des tas de couverts et des pelles à gâteau !

Une tourniquette pour faire la vinaigrette

Un bel aérateur pour bouffer les odeurs

Des draps qui chauffent

Un pistolet à gaufres

Un avion pour deux...


Le plein-emploi apparait, le revenu des familles s’accroit. Ces produits deviennent abordables grâce à leur production de masse. L’arrivée d’un nouveau type de magasins, la grande surface, elle-même instrumentalisée par la publicité provoque cette frénésie de besoins nouveaux qu’il faut satisfaire. « Nos sociétés entretiennent avec la consommation une relation ambivalente. Elle est à la fois perçue comme source de désir, de réalisation de soi, de positionnement statutaire et de développement économique et comme cause d’aliénation, de gaspillage, de perte de valeurs et de dissolution de la culture » [9] énonce Dominique Desjeux, anthropologue et sociologue français.

La hausse du pouvoir d’achat est en marche. Les entreprises appliquent une politique salariale motivante pour les travailleurs. C’est tout bénéfice pour les ménages. La majorité de la population est salariée. La peur du lendemain s’amenuise. L’état devient un acteur incontournable et garantit un seuil pour un salaire minimum. L’Etat Providence devient possible, il facilite la solidarité.

Boris Vian observe, non sans humour, que les temps changent. Ainsi l’amour courtois semble révolu, ce sont les biens de consommation qui électrisent les relations amicales ou bien amoureuses.

En 1993, Alain Souchon écrit « Foule Sentimentale »[10]. Au sujet de sa chanson et de notre société de consommation, Alain Souchon explique : « J’ai toujours été étonné de la façon dont on vivait, moi comme les autres. C’est humain et dérisoire. Cette course pour avoir plein de choses, une grosse voiture, une grosse maison. Ça nous enveloppe et ça nous étouffe. […] Quand j’ai écrit Foule sentimentale, on vivait à l’époque Bernard Tapie, les romans sur les héros de la finance, la frime, les modèles tristes. Il faut essayer de dire la vérité. Cette vision était cruelle, mais je me disais : tout le monde est comme moi. J’étais la foule sentimentale, moi aussi. »[11]

Cette dénonciation de la société de consommation qui pousse à « nous faire croire que le bonheur c’est d’avoir... »[12] porte les stigmates de dérives profondes.

En 2001, Jean-Jacques Goldman décrit bien dans sa chanson « Les choses »[13], les frustrations et les pièges qu’une société de consommation crée.

Ces individus qui cherchent à satisfaire leurs désirs, tout en magnifiant les choses.


Extrait de la chanson « Les choses » de Jean-Jacques Goldman[14]
 

Si j'avais si j'avais ça

Je serais ceci je serais cela

Sans chose je n'existe pas

Les regards glissent sur moi

J'envie ce que les autres ont

Je crève de ce que je n'ai pas

Le bonheur est possession

Les supermarchés mes temples à moi

Dans mes uniformes, rien que des marques identifiées

Les choses me donnent une identité


Goldman : « Les choses », c’est un portrait. Tous ces gamins qui pensent que s’ils n’ont pas un survêtement de telle marque, s’ils n’ont pas une montre de telle marque, une casquette de telle marque, ils n’existent pas. S’ils ne sont pas habillés comme ça, ils ne vont pas plaire aux filles, s’ils ne sont pas dans une grosse voiture, ils ne valent rien. Je trouve ça super triste. C’est comme s’ils étaient des porte-manteaux. Comme si on ne les jugeait que par rapport aux choses et plus par rapport à ce qu’ils valent. »[15]

Le passage d’une société de consommation de masse vers une société d’hyperconsommation est en place. Le culte de l’objet et l’accumulation de choses nous envahissent. Un exemple : la chaine de magasins de meubles suédois. Nous y venons pour un objet, nous repartons avec cinq fois plus de choses que prévu initialement. C’est le principe de la consommation émotionnelle. Un article du Figaro explique : « La tendance est donc à la réalisation de soi, à une consommation émotionnelle orientée vers plus de satisfaction pour soi ou ses proches. C’est la thèse défendue par le philosophe Gilles Lipovetsky dans son essai sur l’hyperconsommation intitulé « Le bonheur paradoxal ». Il développe l’idée selon laquelle l’individu est au centre de l’épanouissement personnel avec tous les plaisirs qui l’accompagnent. « En lieu et place d’une consommation statutaire, on voit se développer une consommation émotionnelle et expérientielle. Laquelle trouve naturellement sa place dans cette recherche de sensation et de dépaysement. Obsédés par la nouveauté, le consommateur cherche à rajeunir son expérience », nous explique Gilles Lipovetsky » [16].

Une dérive : l’obsolescence programmée

Ce bonheur « d’avoir » est-il pour autant comblé ? N’y a-t-il pas de limites ou même des dérives à cette société consumériste ?

L’obsolescence programmée, et par corollaire le gaspillage, apparait comme étant une des dérives de cette idéologie de consommation.

L’obsolescence programmée « est une stratégie visant à réduire la durée de vie d’un produit pour augmenter son taux de remplacement et provoquer un nouvel achat prématurément » [17]. Il existe une obsolescence marketing, on pousse le consommateur à acheter un produit X alors qu’il n’en a pas forcément besoin et il existe une obsolescence fonctionnelle, celle liée à la casse matérielle, l’impossibilité de réparer le produit. Mais celle-ci ne semble pas être totalement prouvée. Et c’est un réel problème au niveau juridique. Pourtant, en France, une loi de 2015[18] spécifie que l'obsolescence programmée est punie d'une peine de deux ans d'emprisonnement et de 300.000 € d'amende. A ce jour, aucun cas n’a été jugé. En tout cas, il y a une volonté manifeste de la France de lutter contre l’obsolescence programmée.

Pour illustrer l’obsolescence programmée, Greenpeace a publié une étude[19] montrant que les champions en la matière sont Microsoft, Samsung et Apple. L’analyse s’est penchée sur quarante-quatre tablettes, smartphones et ordinateurs portables les plus vendus sur le marché afin de déterminer si ceux-ci étaient réparables. Le constat, c’est que ces sociétés s’arrangent pour que les produits soient fragiles, impossibles à réparer. Les batteries sont irremplaçables. Et quand il y a possibilité de faire quelques chose, les pièces de rechange sont quasi indisponibles et surtout les coûts de réparation apparaissent démesurés...

En Belgique, un rapport[20] commandité par le SPF Economie a été remis en mai 2017 aux parlementaires. L’objectif de cette étude « est d’identifier des mesures concrètes pour lutter contre l’obsolescence programmée et d’analyser leur efficacité et leur faisabilité »[21]. Tout ça dans le but de protéger le consommateur de pratiques commerciales douteuses et de travailler sur la durée de vie des objets dans le cadre de l’économie circulaire et durable.

Les mesures de cette étude visent trois objectifs qui concourent tous à allonger la durée de vie de l’objet : favoriser l’écoconception et les achats durables, encourager une meilleure utilisation des produits et favoriser la réparation.

Cette réflexion et ces mesures que le politique souhaite mettre en place va dans le sens d’une meilleure information du public et d’une prise de conscience de celui-ci sur des effets de consommation durable et d’évitement du gaspillage et d’une certaine pollution. En effet, des enjeux cruciaux environnementaux, écologiques et sociétaux interpellent car les conséquences sont importantes. Le recyclage apparait compliqué pour les déchets d’équipements électriques et électroniques appelés DEEE. « En 2008, environ 70% des DEEE français ont fini incinérés, enfouis ou traités dans des filières informelles. Parmi les 30% restants faisant l’objet d’une collecte sélective, 2% sont remployés, 80% recyclés et 18 incinérés. »[22] L’envoi illégal de ces produits « périmés » vers les pays du sud, sans oublier que l’enfouissement ou l’incinération sont des polluants toxiques, prouve que le chemin du civisme semble long. Est-il possible encore d’y remédier, d’éduquer pour une consommation réfléchie ?

Eduquer à une consommation différente

Pour répondre également à cette obsolescence, ne faut-il pas déterminer des mesures d’accompagnement qui poussent les fabricants à changer leur manière de produire ? Des mesures sont proposées dans le rapport précité :

« - Obliger les fabricants à afficher la durée de vie attendue du produit, sur base d’une méthodologie d’évaluation objective à développer ;

- Allonger la durée de la garantie légale (de façon variable en fonction des catégories de produits) et étendre à 2 ans la charge de la preuve par le fabricant ;

- Adapter une communication au grand public ;

- Obliger les fabricants à afficher le degré de réparabilité, sur base d’une méthodologie d’évaluation objective à développer ;

- Obliger les fabricants à afficher la durée pendant laquelle ils s’engagent à fournir les pièces détachées ;

- Rendre obligatoire la disponibilité des pièces détachées, des plans des produits et des outils nécessaires à la réparation avec un délai de livraison, une durée de disponibilité et un prix raisonnable » [23].

Un fois ces mesures prises, ne faut-il pas permettre de réfléchir, par d’autres incitants, les consommateurs à consommer différemment. Des enjeux sociétaux, économiques et environnementaux sont à rencontrer.

« Foule sentimentale, On a soif d'idéal, Attirée par les étoiles, les voiles, Que des choses pas commerciales »[24]. Alain Souchon insiste sur le sens commun des choses. L’homme rêve, espère, etc., mais la dure réalité de la vie quotidienne nous rappelle qu’il ne faudrait, peut-être, plus subir les événements.

Comment arriver à sortir de la surconsommation et consommer de manière beaucoup plus réfléchie ? De nouveaux comportements sont attendus. Des citoyens font le pas. Ils se distinguent comme étant des « alter-consommateurs » pour adopter la « nouvelle consommation »[25]. Ces consommateurs adoptent de nouvelles attitudes. Des petits gestes alimentent tout un réseau de consommation réfléchie, éthique, durable et responsable. De nombreuses associations[26] accompagnent et facilitent différentes démarches allant dans le sens d’une citoyenneté dynamique et libre de ses choix comme par exemple et de manière non-exhaustive les ressourceries, les donneries, les GAC (groupe d’achat commun), les RES (réseau d’échanges de savoirs), les SEL (système d’échange local), les « repair-café », les potagers collectifs, les habitats groupés, les voitures partagées... Les jeunes sont très actifs sur les thèmes de l’environnement et la citoyenneté responsable, notamment par l’entremise de certaines associations de jeunesse sans oublier différents kots à projets….

L’école a aussi son rôle à jouer dans le fait de construire le citoyen responsable de demain. C’est d’ailleurs l’un des quatre objectifs généraux du décret Missions dans son article 6[27]. De plus, dans le décret relatif au renforcement de l'éducation à la citoyenneté responsable et active[28], un des éléments de l’article 8 spécifie la maitrise « des principes du développement durable, en ce compris la consommation responsable » [29]. Eduquer à cette consommation responsable suppose un travail sur six composantes citoyennes : l’éducation aux médias, la citoyenneté participative, l’environnement, l’économique, l’éthique et la sociale[30]. Des liens sont donc à nouer, créer entre ces différentes composantes lors des apprentissages.


Christian Gautellier[31] insiste sur l’urgence d’éduquer les jeunes à la consommation. Il propose de manière concrète comment assurer cette éducation via le prisme médiatique, enfin, il partage l’idée que l’école ne peut pas tout faire. « Les enfants et les jeunes sont entraînés, à travers un matraquage permanent, et des dispositifs de plus en plus sophistiqués, dans une spirale de consommation, où le regard critique s’efface devant des réactions de pulsion, de satisfaction immédiate de désirs, du tout, tout de suite. Ce qui va à l’encontre des objectifs de l’éducation, qui vise à former au jugement critique, au choix, à une réception réfléchie et rationnelle des messages.

L’éducation à la consommation doit s’inscrire dans une approche plus globale de l’éducation. Elle s’inscrit dans un modèle de société plus large, qui inclut le développement durable, le regard sur le gaspillage… Elle touche à la question du développement de l’enfant, des valeurs qu’on veut transmettre.

On fait décrypter aux jeunes les stratégies marketing, en leur expliquant comment tout ce qu’ils partagent sur leurs réseaux sociaux les catégorise dans des profils de consommateurs, comment des agences analysent les traces qu’ils y laissent et les revendent aux entreprises.

On leur donne également les outils pour s’en protéger. On les fait travailler sur des publicités qui véhiculent des stéréotypes contre lesquels on lutte. Nous avons fait aussi des expositions pédagogiques sur la malbouffe. Ou sur les téléphones mobiles : on y explique par exemple qu’ils sont composés de métaux rares qui se trouvent dans certains pays, où ils sont sources de conflit – ce qui permet d’aborder les dimensions géostratégiques de la consommation.

Ces postures un peu critiques s’inscrivent petit à petit dans les programmes. Mais elles sont rarement connectées aux pratiques des jeunes. L’école est centrée sur les apprentissages fondamentaux, les textes classiques, qui forment leur raisonnement, leur jugement, leur esprit critique. Mais ne les aide pas toujours à faire le lien entre ces apprentissages et leur vie quotidienne.

Or dès qu’ils sortent de l’école, ils se retrouvent dans un autre monde, avec une logique complètement opposée, qui court-circuite la réflexion. Et où ils ont affaire à des industriels très puissants, qui leur proposent des univers extrêmement séduisants, auxquels il n’est pas facile de résister. Y compris pour nous adultes.

Comment faire le lien entre ces valeurs que leur transmet l’école et cet univers de consommation dans lequel ils vivent ? Et qui le fait ? Tous les lieux éducatifs peuvent et doivent pratiquer une mise à distance pour assurer une continuité éducative. »[32]


De nombreuses écoles ont entamé des réflexions ou même concrétisé des projets grâce à toute la communauté éducative. Nous pensons ici à la gestion de potager, de compost, mais aussi à l’utilisation de gourdes, au développement de différentes bourses pour des livres, des vêtements et des jouets…

Conclusion

Au-delà des chansons choisies pour illustrer nos propos, leurs auteurs ont voulu par l’ironie et la satire nous interpeller sur cette société de consommation omniprésente. Nous serions tombés dans un piège. Pourtant des réponses paraissent possibles afin d’éviter cette embûche. Le citoyen devrait être informé et interpellé par les médias, la littérature et la chanson afin qu’il puisse s’interroger sur la société qu’il souhaite pour le présent et le futur. Légiférer par exemple sur l’obsolescence programmée est une étape importante du processus. Parallèlement, faciliter dès le plus jeune âge l’accès à une éducation à une consommation responsable à l’école est une autre étape. L’enfant doit pouvoir vivre des situations pratiques pour lui permettre de comprendre le monde qui l’entoure. Il doit pouvoir être conscient, critique sur ce phénomène de la consommation.

Notre société a évolué. Nous ne sommes plus à l’âge des Trente glorieuses. Beaucoup de familles vivent au jour le jour, parfois dans des situations très précaires. L’épanouissement des jeunes dépend trop de ce contexte économique difficile. Il est heureux de voir des initiatives citoyennes se développer et de constater que le législateur veut contraindre des entreprises à plus d’équité.

Dans le dernier mémorandum de l’UFAPEC, nous insistions sur l’importance d’une école éducative. « Si la famille est le premier lieu où se vit l’éducation de chaque enfant, l’école est aussi un lieu privilégié où peuvent se construire des relations éducatives qui dépassent le champ des disciplines. Une série de compétences sont en effet transversales à tous les apprentissages et l’école ne doit pas oublier cet aspect de ses missions. » [33]

Pour l’UFAPEC, l’école est un lieu privilégié où le vivre-ensemble et la formation à une citoyenneté responsable, active, créative et solidaire peuvent prendre corps autrement que dans le cercle familial.

Une approche transversale permet sans doute à chacun d’appréhender la société dans le sens du collectif et de poursuivre la recherche du bien commun.

 

 

Jean-Philippe Schmidt

 


[1] Petit Larousse Illustré de 2008, p. 240.

[2] Idem.

[5] Les "Trente Glorieuses" se caractérisent par une forte croissance économique, le plein emploi, l'accroissement rapide du pouvoir d'achat et l'essor de la consommation de masse.

[7] Idem.

[8] Boris Vian, La complainte du progrès, Boris Vian/Alain Goraguer (2’43’’) EP : Chansons possibles, disque Philips (432.032 NE), France, 1955.

[9] Desjeux, D., La consommation, coll. Que Sais-je ? Presses universitaires de France, 2006, p. 7.

[12] Alain Souchon, Foule sentimentale, Souchon (5’20’’) Album : C’est déjà ça, CD Virgin 72438 391784 6, France, 1993

[14] Jean-Jacques Goldman, Les choses, Goldman (5’25’’) Album : Chanson pour les pieds, CD Columbia COL 504735-4, 5047354-000, France, 2001

[20] RDC Environnement, L’obsolescence programmée : politiques et mesures belges de protection du consommateur, Rapport final, Mai 2017 : http://economie.fgov.be/nl/binaries/Obsolescence-programmee-politiques-mesures-belges-protection-consommateur_tcm325-283182.pdf

[21] Idem.

[22] Fabre, M. et Winkler, W., L’obsolescence programmée, symbole de la société du gaspillage, rapport de 2010, CNIID et les Amis de la Terre p. 6.

[23] RDC Environnement, op cit., p 4.

[24] Alain Souchon

[28] Décret relatif au renforcement de l'éducation à la citoyenneté responsable et active http://www.gallilex.cfwb.be/document/pdf/31723_000.pdf

[29] idem décret p.2

[31] Directeur de la Communication et des Publications des CEMEA (Centres d’Entraînement aux Méthodes d’Education Active) en France

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