ANALYSE UFAPEC AVRIL 2022 PAR S. RYELANDT

04.22/ Traiter de l'actualité chaude à l'école, pourquoi et comment ?

Introduction :

Les enfants nés au début du XXIe siècle, aujourd’hui adolescents ou jeunes adultes, sont depuis quelques années confrontés quotidiennement à un flux d’actualités dramatiques  : crise migratoire en Europe depuis 2010, amplifiée en 2015 par la guerre en Syrie, attentats à Paris en 2015, attentats à Bruxelles en 2016, crise climatique et grèves scolaires pour le climat en 2018, 2019 et 2022 (Fridays for future), pandémie en 2020, 2021, inondations en Belgique en juillet 2021, guerre en Ukraine en 2022…

Si ce flux d’actualités est anxiogène pour les adultes, il l’est au moins tout autant pour les jeunes. Différentes études belges menées en 2020 et 2021 ont montré une augmentation de l’anxiété chez de nombreux adolescents, des symptômes de dépression et des pensées suicidaires [1]. L’UNICEF[2] avertit aujourd’hui : le suicide constitue la deuxième cause de décès chez les jeunes âgés de 15 à 19 ans en Europe, la première étant liée aux accidents de la route. Les enfants et les jeunes subissent un stress important qui affecte leur santé mentale[3]. On sait aujourd’hui combien la perte de lien social, liée aux différents confinements, a eu un effet délétère sur la santé mentale de nombreux adolescents. Néanmoins, si on a pu observer, avec la pandémie, une forte augmentation du nombre de jeunes souffrant de troubles mentaux, cette situation de souffrance psychique existait déjà avant la pandémie[4].

Dans la présente analyse, nous tenterons de voir si cette situation de mal être des adolescents peut être mise en relation avec l’actualité. Les jeunes s’intéressent-ils à l’actualité et si c’est le cas comment s’informent-ils ? Se sentent-ils concernés et impactés par celle-ci ? Si oui, est-ce le cas de tous ? Souhaitent-ils pouvoir aborder ces questions en classe ? Et, si l’école parvient à s’emparer de ces sujets d’actualité, comment le fait-elle ?

Actualité et actualité chaude, de quoi parle-t-on ?

L’actualité ou plutôt les actualités sont l’ensemble des nouvelles diffusées par un organe d’information[5], ce sont les évènements importants du jour. L’actualité dite « chaude »[6] fait référence à une grande actualité nationale ou internationale qui se déroule en temps réel et qui imprègne l’environnement social et médiatique au point que personne ne peut y échapper. Elle est le sujet de nombreuses conversations, attisant nos émotions et affectant nos vies. Nous vivons par exemple aujourd’hui la guerre qui se déroule en Ukraine pratiquement en direct, via les médias et les réseaux sociaux, ce qui provoque en nous, outre des émotions fortes par rapport au vécu du peuple ukrainien, de nombreuses inquiétudes : montée des prix de l’énergie, spectre d’une troisième guerre mondiale, menace nucléaire...

Deux phénomènes propres à notre époque semblent importants à souligner concernant les actualités et l’information :

  • D’une part, avec nos smartphones, nous sommes devenus surinformés : nous recevons sans cesse des nouvelles de nos proches, de nos connaissances et de l’actualité du monde entier via les sites d’information continus… Et, parce que nous avons du mal à restreindre ce besoin de nous tenir au courant de tout ce qui se passe, nous sommes dans un état de surcharge informationnelle[7]. Un nouveau terme, empruntant au registre du pathologique, est d’ailleurs apparu, l’infobésité[8], qui renvoie à cette boulimie d’informations.
  • D’autre part, nous sommes nombreux à ne plus supporter des contenus d’information trop longs : un article de journal en ligne sur un site Web d’information, un texto ou un post Facebook – tout cela doit être court (…) Une information se répand plus facilement si elle est courte et percutante. Il n’y a plus de place pour une pensée étayée et développée (…) D’après une récente étude, le temps moyen de concentration d’un individu de 18 ans devant une information digitale est de huit secondes soit 35 % de moins qu’en 2000[9]. Notre impatience nous amène de plus en plus à nous arrêter à des contenus informationnels simplistes, qui véhiculent souvent des informations erronées : fake news[10], infodémie[11]

L’actualité et les jeunes : quel intérêt pour l’actualité et quelles pratiques informationnelles ?

Une double enquête menée entre 2019 et 2021 dans le cadre scolaire par le CSEM[12] et Média Animation révèle que les adolescents s’intéressent à l’actualité, particulièrement celle liée au sport, à la culture, aux informations sensationnelles comme des catastrophes…. C’est principalement sur leur smartphone que les jeunes s’informent et consultent les actualités en ligne, pour eux indissociables de l’image ; ils utilisent surtout internet pour s’informer – particulièrement via les réseaux sociaux et applications de messagerie – bien que la télévision et la radio restent relativement populaires [13].

Une étude menée en France en 2019, également auprès d’adolescents en milieu scolaire, témoigne de résultats un peu différents : l’entourage serait une des premières sources d’information pour les jeunes[14]. Cette étude française pointe des différences importantes dans le rapport à l’information selon l’origine sociale des élèves : les élèves issus de milieux plus favorisés s’intéressent davantage à l’actualité, ils utilisent moins les réseaux sociaux et disent avoir davantage confiance dans les médias « traditionnels » tels que la radio ou la télévision (journal télévisé) pour s’informer.

Avec leurs pairs, les jeunes parlent plus volontiers de sujets « légers » de type culturels comme par exemple la musique, mais si un sujet d’actualité est très présent dans l’environnement, comme le conflit en Ukraine, ils prennent le temps de discuter entre eux et de confronter leurs opinions. Un adolescent s’informera et partagera des informations avec un adulte, que ce soit un parent ou un enseignant, uniquement s’il l’identifie comme une personne de confiance : L'ingrédient essentiel que les jeunes identifient pour qu’une discussion ou un débat sur l’actualité ait lieu est celui de la confiance en (…) leur interlocuteur·rice. Une relation amicale ou familiale solide, un·e enseignant·e réceptif·ve et à l’écoute sont les bases sur lesquelles un échange peut naitre (...) La relation de confiance et le cadre bienveillant tissent la toile de fond des discussions autour de l’actualité et encouragent les débats[15].

Mais, que ce soit avec sa famille, entre amis ou en classe, discuter de l’actualité (…) constitue une certaine prise de risque : celui de « perdre la face » si l’on ne connait pas suffisamment ce dont on parle, ou encore d’être jugé quant à l’opinion adoptée sur tel ou tel sujet[16].

L’actualité et les jeunes : quel vécu pour les adolescents ?

Nous avons recueilli le témoignage de deux jeunes filles, Fanny, 16 ans, élève en 5e secondaire dans une filière de transition et Yseut, 19 ans, élève en 6e secondaire dans une filière de qualification. Leur vécu par rapport à l’actualité, malgré des pratiques informationnelles fort différentes[17], est très similaire : elles se sentent très concernées, mais impuissantes, face à cette accumulation d’informations déprimantes. À la crise climatique s’ajoute la pandémie, la guerre en Ukraine… Cette actualité a un impact très important sur leur vie, provoquant des inquiétudes et des angoisses : j’ai peur pour ma vie future, témoigne Yseut, et avec la guerre en Ukraine, j’ai maintenant encore plus peur pour mon présent[18]. Elle a de plus le sentiment d’avoir perdu deux années importantes de sa vie ! On est une génération d’anxieux de la vie même si cela ne se voit pas[19], dit Fanny.

Au-delà d’une anxiété généralisée, Yseut et Fanny ont des difficultés, voire une impossibilité, à pouvoir se projeter dans une vie future : penser à l’avenir me stresse, confie Fanny. Avec mes amis, si on parle de nos projets d’avenir, c’est au conditionnel. Il y a toujours un peut-être, un j’espère. J’ai peur de l’après école. J’ai peur que mes projets coincent à cause d’une nouvelle crise sanitaire, de la guerre… Yseut dit être devenue éco-anxieuse[20], elle se rend compte que chaque geste de sa vie d’aujourd’hui a un impact sur le monde de demain et cela l’angoisse, elle n’arrive plus à avoir de projets. Pour se protéger, Fanny explique que, comme beaucoup de ses amis, elle utilise son smartphone pour mettre de la distance avec cette actualité déprimante (musique, jeux, etc.). Elle se crée ainsi une bulle virtuelle.

Si Fanny apprécie que l’actualité soit abordée de manière factuelle à l’école, Yseut se sent plus démunie, elle a eu beaucoup de difficultés à revenir en classe à la suite du premier confinement, elle a des attentes importantes qui ne sont actuellement pas satisfaites : personne dans le cadre scolaire ne parvient à m’expliquer, je reste dans mon incompréhension et cela me stresse en voyant toutes ces news. Que mes professeurs, qui sont formés, ne puissent pas nous donner des explications, renforce mon angoisse. À la rentrée, on n’a pas parlé de la pandémie, on essayait de faire comme si tout était normal. Cela a renforcé mon sentiment d’anxiété. Depuis l’éclatement de la guerre en Ukraine :  les profs « compétents » en cette matière sont incapables de pouvoir nous expliquer, ils sont démunis et tracassés, comme moi. Ce n’est pas rassurant[21] !

Si ces deux témoignages montrent une grande lucidité par rapport aux différentes crises que notre pays et le monde sont en train de vivre, nous ne pensons pas que tous les jeunes soient tous pareillement préoccupés, certains semblent moins impactés par l’actualité chaude, peut-être parce qu’ils s’informent moins ou parce qu’ils comprennent moins les incidences de l’actualité ou encore parce qu’ils sont moins perméables ou enfin parce qu’ils ont d’autres préoccupations familiales ou économiques notamment… Par ailleurs, l’analyse de l’UFAPEC sur « les marches des jeunes pour le climat » a montré que les motivations de certains jeunes lors des marches étaient floues ; c’était parfois simplement une bonne occasion pour eux de brosser les cours[22] !

L’actualité et l’école : quel vécu pour le corps enseignant ?

Deux années de pandémie ont fatigué et angoissé les équipes éducatives. Aujourd’hui je pense que, pour beaucoup de professeurs, la priorité est de rattraper la matière, ils sont sous pression par rapport au programme, explique Julie, éducatrice dans une école secondaire du Brabant Wallon[23]. Par rapport à l’actualité en Ukraine, le vécu est différent, l’équipe éducative et les élèves sont heureux d’accueillir un premier élève réfugié ukrainien : on est content de pouvoir agir ! On est dans le positif de l’accueil plutôt que dans la peur de la guerre !

Christophe, professeur de français et d’histoire-géo dans le degré supérieur au Collège Royal Marie Thérèse de Herve (enseignement général) et à l’Institut de la Providence de Herve (enseignement de qualification), témoigne également de l’immense fatigue des enseignants : nos classes sont surchargées, les programmes changent souvent, et presque chaque année nous devons modifier nos cours ; avec la crise sanitaire, nous avons reçu des consignes par rapport à des apprentissages « essentiels » à cibler et huit versions différentes de ces « essentiels » nous ont été transmises[24] ! À cette situation s’est ajoutée la détresse psychologique de nombreux élèves qu’il faut pouvoir gérer. Cet enseignant confirme que, depuis les confinements, il a pu observer une augmentation du nombre d’élèves souffrant de dépression, de phobie scolaire[25] et de décrochage. S’il prend le temps d’écouter ses élèves en souffrance, son expérience lui a appris à être prudent pour protéger tant son propre équilibre psychique que le lien qu’il a avec ses élèves. Il s’agit pour lui de pouvoir rediriger l’élève vers la personne compétente.

L’actualité et l’école : quelle place lui donner ?

Concernant l’actualité de la guerre en Ukraine, Christophe préfère ne pas devancer d’éventuelles attentes d’élèves, par ailleurs peu nombreux à réagir : si mon cours d’histoire - géo est davantage propice pour faire des liens avec l’actualité, je ne suis pas pour provoquer ces liens. Il nous explique en effet que les jeunes subissent déjà une forte pression sociale par rapport à l’actualité : ne pas avoir vu sur tiktok telle vidéo sur la guerre en Ukraine est mal perçu par les pairs ! Non seulement les jeunes « doivent » se tenir au courant, mais en plus la société les pousse à prendre parti sur tout : il y a une forme de débat qui fait qu’on n’est pas dans la discussion, mais bien dans une parodie d’argumentation, une surenchère émotionnelle où on doit prendre position, réagir[26].  

Devoir être tout le temps au courant de tout ce qui se passe, de tout ce qui se dit et s’insérer dans le moindre débat a pris une telle importance pour les jeunes que les psychiatres identifient ce phénomène comme une pathologie, le syndrome FOMO[27] : il s’agit d’une angoisse à l’idée que des gens faisant partie de votre cercle de connaissances sur Internet parlent de choses ou organisent des évènements sans que vous en soyez informés[28]. Ce syndrome conduit de nombreux adolescents à « dormir » avec leur smartphone ce qui leur permet de réagir immédiatement si un message leur parvient !

Tisser des ponts entre une matière et l’actualité reste néanmoins évidemment intéressant, car pour certains élèves, cela permet de les (ra)accrocher à la matière en redonnant du sens à certains apprentissages. Au cours d’anglais, nous dit Fanny, nous avons pu choisir d’exploiter un article de la presse anglophone qui parle de la guerre en Ukraine. Cela m’a permis de faire des recherches autour de ce sujet, de me renseigner, c’est intéressant et motivant[29].

Rappelons que, dans le réseau d’enseignement libre confessionnel, l’EPC - éducation à la philosophie et à la citoyenneté - se décline obligatoirement de manière transversale dans différentes disciplines, ce qui amène les enseignants à devoir effectuer un travail de réflexion avec leurs élèves autour des questions de citoyenneté[30]. Les questions d’actualité dont il est question dans cette analyse ne sont-elles pas l’occasion pour les enseignants de mobiliser leurs élèves autour de questions d’éducation à la citoyenneté mondiale ? L’enjeu est ici plus que jamais de faire de nos enfants des citoyens responsables, actifs, critiques et solidaires (CRACS). Mais, à chaque enseignant de voir ce qui semble le plus adéquat, car comme l’a récemment dit Caroline Désir, la ministre de l’éducation : c’est évidemment la liberté pédagogique d’aborder ces questions d’actualité en classe ou pas[31].

L’actualité et l’école : comment en parler ?

Parler d’actualité chaude est complexe et exigeant pour les enseignants, qui doivent mettre à jour sans cesse leurs connaissances, sans « réponse scientifique » pour les aider. Les enseignants et les élèves ont tous des représentations autour de ces questions. Et le monde médiatique ne facilite pas la tâche des enseignants, car l’information est soumise à la réactivité immédiate, à l’émotion…

Si Julie, en tant qu’éducatrice, se sent compétente pour écouter des élèves en demande, elle se sent par contre démunie pour répondre à d’éventuelles questions sur l’actualité. Elle serait preneuse d’outils si la direction de son école en proposait[32]. Pour Christophe, un professeur expérimenté doit pouvoir se renseigner lui-même et, étant donné qu’aucun outil ou document pédagogique n’est totalement neutre, ne fût-ce que dans sa présentation, une direction qui propose des outils à son équipe éducative risque d’induire une transmission d’informations allant dans un seul sens, tous les élèves entendant dès lors le même son de cloche[33] !

Alors comment parler de ces actualités chaudes en classe, comme de la guerre en Ukraine ? De la façon la plus objective et sobre possible, sans prendre parti, sans porter de jugement, de manière presque froide, dit Christophe, tout en précisant que, par nos actes et notre attitude, nous laissons toujours transparaître nos convictions et notre ressenti[34]. Faire un état des lieux d’une question d’actualité de façon objective n’est donc pas simple, particulièrement avec des sujets délicats comme une guerre ou des attentats[35].

Il faut aussi pouvoir encadrer les discussions avec les élèves, dont certains expriment avec émotion des opinions assez tranchées de façon provocatrice. Jusqu’où permettre des réactions inopportunes d’élèves sur des sujets d’actualité ? Pour Christophe, il s’agit de ne pas rentrer dans le jeu de l’élève, mais d’en rester aux faits : qu’est-ce qu’on sait de la situation, qu’est-ce qu’on nous en dit[36] ? Rappelons qu’en Belgique, si la liberté d’expression est un droit fondamental, garanti par notre Constitution, elle est néanmoins limitée par des valeurs démocratiques telles que l’égalité et la dignité[37].

Pour aider les enseignants à aborder les questions d’actualité chaude en classe, nous pointons entre autres le dispositif belge « Questions Vives », qui propose des outils sous formes de fiches pédagogiques, avec par exemple une fiche consacrée au conflit russo-ukrainien. Deux fiches, transversales à tous les sujets, sont consacrées pour l’une, à la gestion des émotions et pour l’autre, au débat démocratique en classe[38].

Pistes et conclusion :

Cette analyse a permis de mettre en évidence deux enjeux cruciaux concernant le rapport des jeunes à l’actualité et, plus largement, à notre société hyper médiatisée.

D’une part, l’actualité rend anxieux un nombre important de jeunes qui ne parviennent plus à se projeter. Il s’agit dès lors de pouvoir les aider à (re)trouver l’envie de grandir et de construire le monde de demain. Les parents, les éducateurs et les enseignants ont un rôle à jouer à ce sujet. Apprendre à s’informer via des médias qui abordent l’actualité de façon constructive est une piste. La « slow press », une presse qui prend le temps en sortant d’une logique purement marchande, propose un journalisme de solutions avec des contenus journalistiques constructifs et inspirants en montrant l’impact positif d’actions menées face à des grands enjeux de société. Il s’agit là d’un levier concret qui permet de transformer la résignation en envie d’agir[39].

D’autre part, de nombreux adolescents sont impatients, ils éprouvent des difficultés à se concentrer face à un contenu informationnel développé ; ils sont menacés par des pathologies comme l’infobésité, le syndrome FOMO… Il est crucial que les parents soient conscientisés à ces questions et que l’école puisse s’en emparer. Il faut apprendre à nos enfants à pouvoir se déconnecter comme à être prudents devant des contenus d’information. Si internet offre une chance inédite de s’ouvrir au monde et de permettre l’accès au savoir pour tous, il peut aussi réduire l’individu au statut de consommateur crédule, prisonnier d’un monde égocentré[40].

Dans son Mémorandum, l’UFAPEC soutient une véritable éducation aux médias : il s’agit de préparer les élèves à organiser et structurer l’utilisation des informations via le numérique et d’intégrer dans la formation le renforcement du sens critique des élèves par rapport aux contenus disponibles et aux informations diffusées sur le net.[41] Avec le Pacte pour un enseignement d’excellence, développer une pensée critique et complexe devient une des visées d’apprentissage fondamentale et transversale à toutes les disciplines scolaires tout au long du nouveau tronc commun[42].

 

Sybille Ryelandt

 


[2] L’UNICEF est l’acronyme anglais pour United Nations International Childrens Fund, soit le Fonds International des Nations Unies pour l’Enfance.

[3] Collectif, Santé mentale des enfants européens : une situation qui s’aggrave, Communiqué de presse, Unicef Belgique, 15 octobre 2021 : https://www.unicef.be/fr/news/la-sante-mentale-des-enfants-europeens-saggrave - lien vérifié le 30 mars 2022.

[4] Collectif, Santé mentale et soutien psychologique, Dossier Unicef France, 6 octobre 2021 : https://www.unicef.fr/dossier/bien-etre-des-enfants - lien vérifié le 30 mars 2022.

[7] BOHLER S, Le Bug humain. Pourquoi notre cerveau nous pousse à détruire la planète et comment l’en empêcher, éd. Robert Laffont, 2019, pp. 123-125.

[8] Le terme « infobésité », inventé en 1996 par David Shenk, est une analogie entre l’information et l’obésité. Il signifie que la surcharge informationnelle dont nous sommes victimes pourrait avoir sur nous des effets aussi nocifs que la maladie de l’obésité en venant perturber nos processus cognitifs. Pour aller plus loin :

https://www.culture-rp.com/strategie-dinfluence/infobesite-quand-linformation-devient-toxique/- lien vérifié le 30 mars 2022.

[9] BOLHER S, op.cit., p. 182.

[10] Le terme « fake news » ou « fausses informations » fait référence à ces nouvelles qui trompent délibérément l’opinion, en tentant d’attirer l’attention avec quelque chose de soi-disant « authentique ». Pour aller plus loin : https://www.ionos.fr/digitalguide/web-marketing/les-media-sociaux/que-sont-les-fake-news/ - lien vérifié le 30 mars 2022.

[11] Le terme « infodémie », apparu avec la crise du Covid, fait référence à une surabondance d’informations et des tentatives de diffuser de fausses informations. Pour aller plus loin :

https://www.who.int/fr/news/item/23-09-2020-managing-the-covid-19-infodemic-promoting-healthy-behaviours-and-mitigating-the-harm-from-misinformation-and-disinformation - lien vérifié le 30 mars 2022.

[12] Le CSEM est le Conseil supérieur de l’Éducation aux Médias de la Fédération Wallonie-Bruxelles.

[13] Collectif, #Ge?ne?ration2020 : Les jeunes et les pratiques numériques, épisode I, p. 42 : https://www.generation2020.be/ressources/ - lien vérifié le 30 mars 2022.

[14] Cf. Étude menée en 2019 par le Conseil national d’évaluation du système scolaire français : L’éducation aux médias et à l’actualité : comment les élèves s’informent-ils ? Pour aller plus loin : https://www.snceel.fr/medias-traditionnels-plus-fiables-que-les-reseaux-sociaux/ - lien vérifié le 30 mars 2022.

[15] Collectif, #Generation2020 : Les jeunes et l’info, épisode II, p. 47 : https://www.generation2020.be/wp-content/uploads/2022/02/G2021_mise-en-page_brochure-07_02_22.pdf - lien vérifié le 30 mars 2022.

[16] Ibidem.

[17] Fanny s’informe surtout via la radio, des sites web de presse et sa famille. Yseut s’informe d’abord via les réseaux sociaux puis la télévision.

[18] Interview de Yseut réalisée par Sybille Ryelandt le 15 mars 2022.

[19] Interview de Fanny réalisé par Sybille Ryelandt le 12 mars 2022.

[20] L’éco-anxiété ou anxiété climatique est un stress psychologique qui touche surtout les jeunes et qui est engendré par le changement climatique, une détresse prospective, une peur du futur. Pour aller plus loin : https://www.nationalgeographic.fr/sciences/2020/04/leco-anxiete-le-nouveau-mal-du-siecle - lien vérifié le 30 mars 2022.

[21] Interview d’Yseut réalisée par Sybille Ryelandt le 15 mars 2022.

[22] Pour en savoir plus à ce sujet, lire LORIERS B, Les marches des jeunes pour le climat, un apprentissage citoyen ?, analyse UFAPEC 07.19 : https://www.ufapec.be/files/files/analyses/2019/0719-marches-climat.pdf - lien vérifié le 30 mars 2022.

[23] Interview de Julie (prénom d’emprunt) réalisée par Sybille Ryelandt le 16 mars 2022.

[24] Interview de Christophe Poncelet réalisée par Sybille Ryelandt le 22 mars 2022.

[25] La phobie se définit comme une angoisse massive face à une situation, un objet ou l’accomplissement d’une action. On parle de phobie scolaire lorsque l’école devient la scène sur laquelle se joue cette angoisse. Pour aller plus loin :  https://www.yapaka.be/texte/texte-les-phobies-scolaires-0 - lien vérifié le 30 mars 2022.

[26] Interview de Christophe Poncelet réalisée par Sybille Ryelandt le 22 mars 2022.

[27] FOMO est l’acronyme des termes anglais Fear Of Missing Out, autrement dit, la peur de rater quelque chose.

[28] BOHLER S, op.cit., p. 112.

[29] Interview de Fanny réalisé par Sybille Ryelandt le 12 mars 2022.

[30] Pour en savoir plus à ce sujet, lire HUBIEN B, Éducation à la philosophie et à la citoyenneté, avec les parents ?, analyse UFAPEC 21.16 : https://www.ufapec.be/files/files/analyses/2016/2116-citoyennete.pdf - lien vérifié le 30 mars 2022.

[31]Cf. intervention de la Ministre Caroline Désir dans l’émission Déclic de la RTBF le 14 mars 2022. https://www.rtbf.be/auvio/detail_declic-l-integrale?id=2874911 – lien vérifié le 30 mars 2022.

[32] Interview de Julie (prénom d’emprunt) réalisée par Sybille Ryelandt le 16 mars 2022.

[33] Interview de Christophe Poncelet réalisée par Sybille Ryelandt le 22 mars 2022.

[34] Idem.

[35] Pour en savoir plus à ce sujet, lire LORIERS B, Comment parler à nos enfants de la fusillade contre Charlie Hebdo, analyse UFAPEC, 01.15 : https://www.ufapec.be/files/files/analyses/2015/comment-parler-a-nos-enfants-de-la-fusillade-contre-charlie-hebdo.pdf - lien vérifié le 30 mars 2022.

[36] Interview de Christophe Poncelet réalisée par Sybille Ryelandt le 22 mars 2022.

[37] Il est par exemple interdit de tenir des propos racistes, des propos discriminatoires (c’est-à-dire traiter une personne de façon particulière au motif qu’elle appartient à un groupe particulier), d’inciter à la haine, etc. Pour en savoir plus à ce sujet, lire la fiche pédagogique d’Amnesty International : Le droit à la liberté d’expression, mon école au cœur des droits humains : https://jeunes.amnesty.be/IMG/pdf/ecole_au_coeur_4.pdf- lien vérifié le 30 mars 2022.

[38] Le dispositif « Questions Vives » est un projet innovant mené en partenariat avec Annoncer la couleur, Amnesty International, le Conseil supérieur d’éducation aux médias et la RTBF. Pour aller plus loin : https://questionsvives.be - lien vérifié le 30 mars 2022.

[39] Pour aller plus loin : https://reporterre.net/Eloge-de-la-slow-press - lien vérifié le 30 mars 2022.

[40] Pour en savoir plus à ce sujet, lire HOUSSONLOGE D, Quel apprentissage de l’esprit critique quand le savoir est disponible en un clic, analyse UFAPEC 35.18 : https://www.ufapec.be/files/files/analyses/2018/3518-esprit-critique.pdf

[41] Mémorandum UFAPEC 2019, p. 53 : https://www.ufapec.be/files/files/Politique/memorandum/MEMORANDUM-2019.pdf - lien vérifié le 30 mars 2022.

[42] Cf. Présentation générale des référentiels du tronc commun dans le référentiel des compétences initiales du Pacte pour un enseignement d’excellence de la Fédération Wallonie-Bruxelles, p. 8 : http://www.ifc.cfwb.be/documents/multi/tc/REF%20CI%20version%201LG.PDF

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